Numéro 3 -julliet 2026
Sondage auprès des optométristes canadiens : simplifier la routine pour favoriser l’adhésion des patients
Les patients atteints de sécheresse oculaire quittent généralement la clinique avec des recommandations pertinentes : larmes artificielles, compresses chaudes, hygiène des paupières, suppléments d’oméga-3 et, dans certains cas, médicaments sur ordonnance.
Les éléments essentiels sont donc déjà en place. Un récent sondage réalisé par Labtician auprès de 140 optométristes de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et du Manitoba confirme que ces mesures font couramment partie de la prise en charge de la sécheresse oculaire.
Le véritable défi commence souvent au retour à la maison.
Les patients doivent alors intégrer plusieurs étapes, utiliser différents produits et ne comprennent pas toujours l’utilité de chacun. C’est souvent à cette étape que la régularité du traitement devient difficile à maintenir.
Cette situation est particulièrement importante chez les patients qui présentent un dysfonctionnement des glandes de Meibomius. Les optométristes interrogés ont indiqué observer des signes de DGM chez leurs patients atteints de sécheresse oculaire. Dans ces cas, l’utilisation de gouttes lubrifiantes à elle seule peut ne pas suffire. La prise en charge doit également tenir compte du fonctionnement des glandes de Meibomius, de la santé du bord palpébral et de la stabilité du film lacrymal.
Il n’est toutefois pas nécessaire de rendre les explications plus complexes. Il faut plutôt rendre la routine plus facile à comprendre.
Une routine pratique destinée aux patients atteints de sécheresse oculaire associée au DGM devrait répondre clairement à quatre questions :
- Quel est le rôle de chaque étape ?
- À quel moment chaque produit doit-il être utilisé ?
- Pendant combien de temps faut-il poursuivre la routine ?
- Pourquoi la régularité est-elle essentielle ?
Les compresses chaudes favorisent le fonctionnement des glandes de Meibomius. L’hygiène palpébrale contribue à maintenir un bord palpébral sain. Les gouttes lubrifiantes aident à hydrater et à stabiliser la surface oculaire. Lorsque cela convient au profil du patient, les suppléments d’oméga-3 peuvent également compléter la prise en charge.
Lorsque ces interventions sont présentées comme les différentes étapes d’une même routine, les patients sont plus susceptibles d’en comprendre la complémentarité. Ils sont alors plus susceptibles de les intégrer de façon régulière à leur quotidien.
La sécheresse oculaire est une maladie complexe. Le plan remis au patient ne devrait pas l’être.
Les résultats du sondage mettent en lumière une occasion concrète pour les cliniques : maintenir une approche clinique complète, tout en proposant une routine plus simple à expliquer, à instaurer et à poursuivre.
Lorsque le DGM est fréquent, le plan de soins doit en tenir compte. Et lorsque l’adhésion constitue le principal obstacle, la clarté des recommandations devient une composante à part entière de la stratégie thérapeutique.
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